Prix d’une fenêtre PVC, pose comprise
La fenêtre à deux vantaux de 120 × 135 cm est le format le plus répandu du logement français : c’est elle qui sert de repère à toutes les comparaisons ci-dessous.
Vos dimensions ne sont pas celles du tableau ? L’estimateur reprend le même calcul, ouverture par ouverture.
Estimer mon projetPrix d’une fenêtre PVC selon le modèle
- Fenêtre 1 vantail
60 × 95 cm - Fenêtre 2 vantaux
120 × 135 cm - Fenêtre 3 vantaux
180 × 135 cm
| Modèle et dimensions | Estimation TTC posé |
|---|---|
| Fenêtre 1 vantail60 × 95 cm | 780 € à 1 220 € |
| Fenêtre 2 vantaux120 × 135 cm | 870 € à 1 360 € |
| Fenêtre 3 vantaux180 × 135 cm | 1 360 € à 2 130 € |
TTC, pose et dépose de l’ancienne menuiserie comprises, TVA à 5,5 % — taux applicable dans un logement achevé depuis plus de deux ans, pour une menuiserie atteignant les performances thermiques fixées par l’arrêté du 4 décembre 2024. En dehors de ce cas, la TVA passe à 20 % et les montants augmentent d’environ 14 %.
La fenêtre PVC est le point de comparaison de tout le marché : c’est par rapport à elle que se lisent les surcoûts de l’aluminium et du bois. Sur le format courant à deux vantaux, elle reste la solution la plus économique à performance thermique équivalente. Son point faible se voit sur les petites ouvertures : les montants épais y retirent une part visible de clair de vitrage, ce qui assombrit une pièce déjà peu éclairée.
Ce que le PVC apporte, et ce qu’il coûte
Le PVC équipe la majorité des remplacements réalisés en France, pour une raison simple : à performance thermique égale, c’est le matériau le moins cher, et il ne demande aucun entretien autre qu’un nettoyage. Sa limite est mécanique — les profilés sont épais, ce qui réduit la surface vitrée sur les petites fenêtres, et les grandes largeurs imposent des renforts acier.
Deux niveaux de gamme coexistent et l’écart de prix se justifie. Un profilé de 70 mm à trois joints suffit en rénovation courante ; une gamme à cinq chambres et joint central se distingue surtout à l’usage, sur l’étanchéité à l’air et le confort acoustique. Les tableaux de cette page reposent sur la gamme d’entrée ; comptez environ 25 % de plus pour une gamme supérieure.
Effet du vitrage sur le prix
À matériau et dimensions constants, le vitrage déplace le montant beaucoup moins que le matériau. Sur une fenêtre 2 vantaux en PVC, passer du double standard au triple vitrage ajoute de l’ordre de 80 € au bas de fourchette — c’est mesurable, mais ce n’est pas là que se joue le budget.
| Vitrage | Estimation TTC posé |
|---|---|
| Double 4/16/4 standardUg 1,4 · 24 mm | 840 € à 1 310 € |
| Double 4/16/4 faible émis.Ug 1,1 · G 65 % · intercalaire warm edge | 870 € à 1 360 € |
| Double acoustique 33.1Ug 1,1 · 32 dB | 910 € à 1 420 € |
| Triple 4/16/4/16/4Ug 0,6 · 44 mm | 950 € à 1 490 € |
TTC, pose et dépose de l’ancienne menuiserie comprises, TVA à 5,5 % — taux applicable dans un logement achevé depuis plus de deux ans, pour une menuiserie atteignant les performances thermiques fixées par l’arrêté du 4 décembre 2024. En dehors de ce cas, la TVA passe à 20 % et les montants augmentent d’environ 14 %.
Effet du volet roulant
Le volet roulant est le poste que l’on découvre le plus tard. Intégré au bloc-baie sur une fenêtre 2 vantaux en PVC, un modèle électrique radio ajoute environ 290 € au bas de fourchette, soit une part rarement anticipée quand on compare des menuiseries seules.
| Occultation | Estimation TTC posé |
|---|---|
| Sans occultation | 870 € à 1 360 € |
| Volet roulant manuel sangleCoffre tunnel, tablier alu | 1 060 € à 1 660 € |
| Volet roulant électrique radioMoteur radio, télécommande | 1 160 € à 1 810 € |
| Volet roulant solaireSans raccordement électrique | 1 260 € à 1 970 € |
TTC, pose et dépose de l’ancienne menuiserie comprises, TVA à 5,5 % — taux applicable dans un logement achevé depuis plus de deux ans, pour une menuiserie atteignant les performances thermiques fixées par l’arrêté du 4 décembre 2024. En dehors de ce cas, la TVA passe à 20 % et les montants augmentent d’environ 14 %.
Pourquoi cette fenêtre coûte ce qu’elle coûte
Le prix d’une fenêtre se construit sur trois postes qui n’ont pas le même poids. La surface et le matériau du dormant pèsent l’essentiel du montant ; le vitrage ajoute une part modeste mais décisive pour la performance ; la pose, la dépose de l’ancienne menuiserie et la finition intérieure forment un socle presque fixe, indépendant de la taille, qu’on découvre souvent au moment de la signature. Sur une petite fenêtre, ce socle peut représenter plus du tiers du total.
La conséquence pratique est contre-intuitive : remplacer une petite fenêtre coûte cher au mètre carré, et grouper plusieurs menuiseries sur un même chantier fait davantage baisser le prix unitaire que négocier sur le produit. C’est aussi pourquoi une facturation prévoit presque toujours une surface minimale — dans le calcul utilisé ici, 1,5 m².
Aides mobilisables et effet réel sur le montant
Trois dispositifs peuvent se cumuler pour le remplacement de menuiseries, mais leurs conditions diffèrent. Le taux réduit de TVA dépend de la nature des travaux et de la performance de l’équipement posé ; MaPrimeRénov’ et les certificats d’économies d’énergie exigent en plus une entreprise qualifiée RGE.
- TVA à 5,5 % au lieu de 20 %, appliquée directement sur la facture et sans démarche. C’est de loin l’aide la plus lourde : sur un chantier de 10 000 €, elle représente environ 1 200 €. Elle suppose un logement achevé depuis plus de deux ans et une menuiserie atteignant les performances fixées par l’arrêté du 4 décembre 2024. La qualification RGE n’est pas exigée pour ce taux ; elle l’est pour les deux aides suivantes.
- MaPrimeRénov’, forfaitaire et par ouverture : de l’ordre de 40 € pour un ménage aux ressources intermédiaires à 100 € pour un ménage très modeste. La demande doit être déposée avant la signature et les travaux engagés après notification.
- Certificats d’économies d’énergie (CEE), versés par un fournisseur d’énergie, d’un ordre de grandeur comparable et variables selon l’opérateur.
Les montants ci-dessus sont donnés hors aides, TVA à 5,5 % comprise. Les barèmes évoluent : vérifiez-les sur france-renov.gouv.fr avant d’arrêter un budget.
Ces montants sont des ordres de grandeur calculés sur un barème national. Ils ne tiennent compte ni de l’état de votre support, ni de l’accessibilité du chantier, ni des règles d’urbanisme de votre commune, et ils n’engagent personne. Deux entreprises voisines ne facturent pas la même menuiserie au même prix : l’écart constaté sur un même produit dépasse couramment celui de la fourchette affichée ici.
Questions fréquentes
- Quel est le prix d’une fenêtre PVC posée ?
Sur le format de référence — fenêtre 2 vantaux de 120 × 135 cm, double vitrage à faible émissivité, dépose de l’ancienne menuiserie comprise — l’estimation ressort entre 870 € et 1 360 € TTC, TVA à 5,5 %. La fourchette est large de ±22 % parce qu’elle repose sur un barème national : le tarif réel d’une entreprise donnée s’en écarte dans les deux sens.
- La pose est-elle comprise dans ces montants ?
Oui. Chaque montant comprend la fourniture, la main-d’œuvre de pose, la dépose et l’évacuation de l’ancienne menuiserie, le kit de finition intérieure correspondant au matériau et l’éco-contribution REP PMCB. Ne sont pas compris : les reprises de plâtrerie et de peinture, l’échafaudage s’il est nécessaire, et les éventuels frais de déplacement.
- Le triple vitrage vaut-il son surcoût sur une fenêtre PVC ?
Le calcul donne environ 80 € de plus par ouverture au bas de fourchette. Ce surcoût se justifie sur une façade nord, dans une enveloppe déjà isolée ou dans une recherche de performance globale. Sur un logement dont les murs et la toiture ne sont pas traités, la dépense se récupère très lentement : la chaleur repart par les surfaces les plus grandes, et ce ne sont pas les fenêtres.
- Ces montants comprennent-ils les aides à la rénovation énergétique ?
Non, à une exception près : la TVA retenue est celle de 5,5 %, qui suppose un logement achevé depuis plus de deux ans et une menuiserie atteignant les performances thermiques fixées par arrêté. Contrairement à une idée répandue, ce taux n’exige pas d’entreprise qualifiée RGE. MaPrimeRénov’ et les certificats d’économies d’énergie, eux, l’exigent, et se demandent avant l’engagement du chantier.